Plan du site

  Dominique Paques :  Les livres

 

Ils sont nés de la demande des visiteurs de mes expositions.  Cette formule offrait la possibilité de bénéficier de plusieurs photos et surtout de plusieurs textes pour un moindre investissement.  Les photographismes se sont alors structurés en livres :  un thème, des images et des textes.  Les expositions suivaient le mouvement :  à chaque expo son thème. 

C'est ainsi que sont nées les Éditions du Moai :  autodérision, pied-de-nez à la grande distribution ou canular, d'autant que "Moai" est le nom donné aux statues de l'île de ... Pâques. 

 

Petit dernier de la série, édité le 5 décembre 2003.  Toujours les Éditions du Moai, mais le livre, cette fois, a été tiré en cent exemplaires numérotés, aux presses numériques de Toner de Presse.

Conclusion de l'opération :  beaucoup de travail, et donc de temps, pour peu de bénéfice.  Dur dur le monde de l'édition !  En fait, mon prix de revient est trop haut pour pouvoir concurrencer les grands de l'édition :  rien de neuf !

<< Le ruban noir, pointillé de blanc, s'est déroulé sur mille kilomètres tout au long de la nationale sept qui me dépose à Avignon.  L'aurore salue Arles qui m'ouvre les portes de la Camargue encore tout encotonnée des brumes matinales.  La route de Cacharel navigue ainsi dans le brouillard que ponctuent les taches roses de quelques flamants prenant leur premier plat de coquillages dans les étangs salés.  Quelques taureaux et chevaux paissent ensemble, se réchauffant aux premiers rayons infiltrés dans le rideau gris. 

Dans le lointain, une tache plus jaune sur l'horizon blafard dessine une forteresse que vient bientôt compléter un clocher :  l'église fortifiée, les Saintes Maries de la Mer !  Une ville qui s'éveille dans un remue‑ménage de camionnettes, de gosses qui courent à moitié habillés, de chiens à la recherche d'un petit en‑cas.  Une ville mobile et éphémère dans la petite station balnéaire. 

Place des Gitans, les échoppes éclosent, presque par magie.  Ils sont presque tous là ;  quelques emplacements vides attendent un fils, une sœur, des cousins.  La vie s'installe :  le rassemblement annuel s'apprête pour le pèlerinage de Sainte Sarah.  Les couleurs s'animent, les guitares s'accordent, les chants fredonnent déjà.  La journée peut commencer. 

Laissez vos pas vous mener au fil de ce livre ou au fil des tableaux exposés.  Laissez les images et les poésies, ainsi réunis en photographismes, vous promener dans l'émotion de la découverte d'un monde simplement différent, celui des Fils du Vent.  >>

Cette série "Couleurs Voyage", avec celle de "Nomade's land", constitue l'exposition itinérante cédée au Centre de Médiation des Gens du Voyage en Wallonie

 Voir Couleurs voyage en diaporama grande taille

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Voir Couleurs voyage en diaporama grande taille

 

 

Éditions du Moai, Liège, le 02 mars 2003

<< Dominique Pâques, peintre d'atmosphères (préface de Jean Jour)

Solitude.

Solitude du clocher, si haut, si seul, si triste par dessus les toits de Saint-Pholien…  Solitude de la pluie…  Reflets sur le pavé gras, brume, éclaircie lumineuse abrupte d'un pan de ciel bleu, courette à l'abandon, crucifix cloué à même la brique, onde miroitante et odeur aqueuse, sourires figés par le déclic d'un Canon, seins en montre, nuages, reflets, volets… 

Les gens sont là, à l'ombre de leur solitude, quelque part derrière ces portes et ces fenêtres.  Éclipsés, ils laissent comme d'invisibles traces d'un passage éphémère.  Vers quels lieux éloignés ou proches se sont-ils esquivés ?  Leur absence devient présence.  Peut-être reviendront-ils ?  … 

Solitude… 

Avec Dominique Pâques, on rêve donc de présences évoquées :  il emporte vers des horizons de familiarité et d'intimisme où l'attachante banalité des lieux s'éclaire soudain d'une déchirure de clarté et de quiétude qui illumine le décor le plus anodin. 

Un photographe ou un poète, Dominique Pâques ?  Ne serait-il pas plutôt peintre ?  Peintre par ces images et ces mots qu'il parvient à réunir en une étonnante symbiose où les uns et les autres ne peuvent se disjoindre et restent indispensables à l'atmosphère… 

Voilà le mot lâché !  Quoi d'étonnant, dès lors, que ce poète-photographe s'égare sur l'île du plus célèbre enfant d'Outremeuse, ce Simenon dont le nom seul évoque une humanité quotidienne de décors où nous nous reconnaissons tous, même sans les avoir vécus ? 

Voyeur comme un romancier, le photographe use d'une technique personnelle pour transfigurer la simple réalité et lui donner l'éclat fugace d'une poésie à la Carco ou façon Villon.  L'allure rimbaldienne d'un Prévert aussi, car le clin d'œil et l'humour restent présents, et l'autodérision :  nous sommes simples témoins, devenus voyeurs à notre tour.

Comme Simenon.  Ainsi le "passage" est-il effectué, de l'image au mot, du mot à l'image, du créateur au regardeur, déclenchant spontanément dans notre subconscient d'autres images, d'autres visions.  Le personnage simenonien, c'est le décor.  Nous nous y insérons.  L'île, ainsi, nous appartient.  >>

 Jean Jour

 

Dans ce livre "Passage Simenon", la première photo "Passe irréelle" est datée de 1998, mais le cliché date de 1988 :  elle montre la passerelle et la rive gauche de la Meuse.  Pour illustrer le livre de Jean Jour sur Outremeuse, il fallait une photo évoquant Outremeuse.  C'est ainsi que quatorze ans après, j'ai refait la même photo de la passerelle, "L'île aux trésors", mais avec la rive droite en arrière-plan.  Et le texte c'est allongé !  Ces deux photos se retrouvent en vis-à-vis dans le livre et dans le diaporama. 

 Voir Passage Simenon en diaporama grande taille

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Voir Passage Simenon en diaporama grande taille

 

 

 

Éditions du Moai, Liège, le 16 juillet 2002

<< Des senteurs, des couleurs, des rumeurs…  un bouquet de fragrances baigne la Provence.  Au détour d'un champ, d'un mas, d'un banc ou d'un brin de lavande, mille sensations nous attendent :  il suffit de prendre le temps de se laisser imprégner pour ouvrir les portes de la perception. 

Prendre le temps :  c'est aussi cela la Provence.  C'est un rythme, un mode de vie parfois difficile à découvrir pour le citadin tout occupé à son stress.  C'est accepter le contexte naturel en renonçant à le dominer à tout prix :  c'est peut‑être l'apprentissage à l'humilité, à la sagesse. 

Mais l'esprit de la Provence n'a pas de frontière.  Il s'insinue bien au‑delà de son territoire baigné de soleil mais aussi de rudesse.  On en retrouve son parfum dans certains coins de Liège comme en Outremeuse chez un certain Papi, un Papi aussi savoureux, aussi épicé que son pays.  >>

 Voir Fragrances en diaporama grande taille

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Voir Fragrances en diaporama grande taille

 

 

 

Éditions du Moai, Liège, le 19 juin 2002
Ce livre n'est plus édité ;  son contenu a été réparti entre les deux livres "Liège au fil des rêves" (rive gauche) et "Passage Simenon" (Outremeuse, rive droite donc)

 

<< Dans la lignée de “Liège au fil des rêves” de nouvelles images naissent et prolongent les anciennes.

Liège bouge, ceux qui la façonnent changent.  D’anciens personnages disparaissent et laissent la scène à de nouvelles têtes, de nouvelles couleurs, de nouveaux parfums, de nouvelles mélodies.

Mais les pavés perdurent et l’esprit de Liège est toujours présent, coulant comme la Meuse dans les veines de la ville. 

“Montrer la cité, le citadin ;  l'humain et son décor, figés dans le temps d'un déclic”:  l’esprit persiste, seul le réel passe suscitant de nouvelles interprétations, de nouvelles représentations... de nouvelles expositions...  >>

 Voir Quoi de neuf à Liège en diaporama grande taille

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Voir Quoi de neuf à Liège en diaporama grande taille

 

 

 

Éditions du Moai, Liège, le 05 novembre 2001

<< À Liège, à Paris, aux Saintes Maries, à Amsterdam, en Italie, en Roumanie ou au Portugal, le voyage est là, sujet de dépaysement ou objet de découvertes.  Il est ici mis en images et en mots. 

Voyage, photo et poésie :  les trois mots synthétisent bien cette démarche qui débouche sur ce que l'on pourrait nommer des “photosgraphismes”, invitations aux rêves, à la métaphore, à la profondeur des regards.  L'art est dans la rue !  Accessible à tous, à tout citoyen du monde.  Traduit en pixels, il voyage presque instantanément d'un bout à l'autre de la planète. 

Numérisée, la photo trouve une dimension sociale, réflexive :  elle est regard sur la société par la société.  C'est ce regard qui vous est proposé dans cet ouvrage où le social est mis en images, récoltées aux quatre coins de cette Europe dont la dimension est aussi, et peut être avant tout, sociale. 

Ce livre est une invitation à un court voyage en
Trans Europe Express.  >>

 Voir Trans Europe Express en diaporama grande taille

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Voir Trans Europe Express en diaporama grande taille

 

 

 

 

Éditions du Moai, Liège, le 29 juin 2001

 

<< Ma camionnette s'est égarée par là-bas, au bout de l'Europe, dans cette région chevauchant deux pays où le vent et le soleil sculptent le paysage et l'âme des gens en se riant des frontières.  Découvrir le monde et ceux qui le façonnent, se laisser emporter par les couleurs, les senteurs, le brouhaha de la rue, de ces rues du sud qui ruissellent de stimuli presque jusqu'à l'agression des sens, c'est un feu d'artifice sensoriel, un multikaléidoscope.  

Le Portugal, la Galice ont été pour moi l'occasion de me gorger de sensations et d'émotions fortes, et de les retraduire en pieds et en pixels.  Poésie et photo numérisée :  un apparent paradoxe à découvrir…  >> 


 

 Voir Portugalicia en diaporama grande taille

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Voir Portugalicia en diaporama grande taille

 

 

 

Paru aux Éditions du Moai le 09 juin 2001.

C'est en grande partie de cette série qu'ont été tirées les photos qui ont servi à illustrer la brochure de la Région Wallonne :  "Les Gens du Voyage en Wallonie"

<< Un concept né du voyage lui-même :  de la découverte des Gens du Voyage au cours de leur pèlerinage aux Saintes Maries, puis des minorités tziganes squattant des villages sacrifiés aux flots d'un barrage en Roumanie, en passant par Liège et ses ménestrels, les marchands de tissus du Portugal ou les rassemblements pieux de Banneux ;  les nomades font partie de notre décor quotidien, pour qui veut les apercevoir. 

 On les retrouve dans tous les pays d'Europe mais aussi sur les autres continents ;  issus de traditions millénaires d'avant la sédentarisation, ethnies chassées de leur pays pour des raisons tombées dans l'oubli des temps, ou groupes sociaux ayant basculé dans la précarité extrême qui pousse certains, pour survivre, sur les routes en quête de petits travaux, tout ce monde de forains, musiciens, orfèvres ou autres vit parfois au grand jour, souvent cachés mais toujours redoutés ou même exclus et rejetés. 

 Et pourtant, de même qu'elle effraie les pouvoirs en place, cette culture fascine par ce grand souffle de liberté qu'elle propage.  Elle étonne par cet autre agencement dans les priorités accordées aux grandes valeurs sociétales :  la Propriété n'est pas celle du sol, l'identité sociale ne s'appuie pas sur la seule valeur Travail et la Famille représente encore le foyer de la vraie solidarité. 

 Dès lors, plutôt que de les rejeter, voire les pourchasser, pourquoi ne pas les rencontrer, approcher leur réalité et tirer des leçons de cette culture nomade qui a probablement beaucoup à apprendre à notre culture nord-occidentale qui génère autant de misère que de richesses stériles ? >>

 Voir Nomade's land en diaporama grande taille

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Voir Nomade's land en diaporama grande taille

 

 

 


Éditions du Moai, Liège, le 05 novembre 2001
Deuxième édition complétée, du 18 novembre 2007.  Cette nouvelle édition est en fait la réunion de deux livres :  "Liège au fil des rêves" et "Quoi de neuf à Liège".

 

<< Cocktail tantôt moelleux tantôt amer, tendre côté cour ou dure côté jardin, la société nous façonne, nous qui la construisons de jour en jour, par petites touches, en pointillisme, anonymement. 

Que serait la ville sans ces inconnus dont les visages colorisent nos murs, dont les pieds fatiguent nos pavés et dont la voix vibre l'air que nous respirons ? 

Montrer la cité, le citadin ;  l'humain et son décor, figés dans le temps d'un déclic, ce temps que rythme la Meuse, emportant la ville au fil de nos rêves, au fil de la vie.  >>

 Voir Liège au fil des rêves  en diaporama grande taille

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Voir Liège au fil des rêves  en diaporama grande taille

 

 

 

Éditions du Moai, Liège, le 13 mai 2000.

<< Entre fleuve et mer
Eau et sable
Vent et soleil,

Entre sédentaire et nomade
Homme et nature
Rêve et réalité. 

Camargue est terre de rivalités, de déchirements. 
Nostalgie de l’amour éteint, espoir angoissé de l’ivresse future, toutes les émotions vivent dans ces décors de Camargue au gré des saisons ;  espoir du printemps ou volupté de l’été, chatoyance de l’automne ou blues de l’hiver. 

Mais en toutes saisons, la vie est là, sauvage, impétueuse, comme le mistral qui balaye la Camargue d’hiver.  >>

 Voir Camargue d'hiver en diaporama grande taille

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Voir Camargue d'hiver en diaporama grande taille

Premières photos numérisées par scanner, donc pas encore vraiment de la photo numériqe, premiers poèmes, premiers photographismes et une première exposition en 1997 presque par hasard :  un participant absent à une exposition collective, et puis la question fatidique "Pourquoi tu n'exposerais pas ?"

J'aurais dû répondre "Parce que je ne suis pas prêt" mais ...